:) Actualité : Avant Milan-OM (23/11/2009) :)
Abriel : "Comment battre Milan"
Fabrice Abriel a sa petite idée pour vaincre Milan mercredi soir. Il expose les raisons qui le poussent à croire en l'OM. Une recette gagnante ?
"Agir plutôt que réagir"
L'OM a plus de certitudes
Fabrice Abriel : "On a plus de certitudes sur nos forces. On a commencé à avoir certaines choses, comme le don de soi, faire beaucoup de courses, jouer ensemble, protéger notre but quand il faut... Lorsque l'on fait les efforts tous ensemble, tout au long du match, on a la chance que cela nous a souri : on marque et on récupère des points. Si on se base juste là-dessus, on pense faire la même chose à Milan. Si on montre le même visage que sur les derniers matchs, avec un peu plus d'expérience et d'efficacité, on fera face."
L'arme du contre et des coups de pied arrêtés
F.A. : "On ne va pas dominer Milan, on ne va avoir 80% de possession de balle, mais on sait très bien jouer les contres. On a des certitudes sur ça. Il y a des matchs comme à Nancy (victoire 0-3) où on a su ouvrir le score pour, ensuite, en seconde période, marquer le 2e et le 3e sur des contres. On a su être patient. On sait aussi que cela peut se débloquer sur des coups de pied arrêtés. On a des références là-dessus (NDLR : sur les 14 derniers buts de l'OM, 8 l'ont été sur coups de pied arrêtés). On a donc plusieurs possibilités. Il nous faudra juste être dans l'action et non pas dans la réaction."
L'OM a retenu la leçon
F.A. : "À l'aller (OM-Milan 1-2) et contre le Real (défaite 3-0), c'était deux bons matchs à jouer mais je pense qu'ils sont arrivés un peu tôt dans la saison. Là, on est toujours en construction mais on a plus de matchs de référence et on a déjà joué contre eux : par conséquent, on n'a plus ce sentiment d'appréhension. On a plus de repères. C'est pour ça que cette fois-ci, on attaquera toujours avec une sécurité dans nos offensives parce qu'ils procéderont par des contres aussi. Si on est amené à ouvrir le score, on a le scénario du match contre Paris qui est intéressant, c'est-à-dire qu'on est capable aussi d'être bas et de ne pas concéder d'occasions franches."
"On peut jouer notre carte"
Milan dans une position inconfortable
F.A. : "Ils peuvent avoir un excès de confiance. Ils peuvent être trop sûrs d'eux et oublier l'adversaire. C'est aussi une possibilité. Je pense qu'ils auront plus de pression que nous. Même si, nous, on joue le Real derrière, ce n'est pas dit qu'ils gagnent eux à Zurich aussi. Ils seront peut-être obligés de se découvrir s'il y a toujours 0-0 à un quart d'heure de la fin. Cela ferait nos affaires. À nous donc de rester le plus sérieux possible, le plus en bloc pour les faire déjouer."
Ne pas regarder les Milanais
F.A. : "Il faut se méfier... de ne pas les craindre ! Il faut être ambitieux, tout en étant humble. On a six points, on a gagné les deux derniers matchs (contre Zürich), on n'est donc plus au stade de regarder les adversaires. C'est pour ça qu'on peut être ambitieux. On les respecte mais on ne regarde plus l'adversaire maintenant. Il faudra avoir la même insouciance que l'on a eue contre Lyon et face à Zurich à domicile. C'est-à-dire faire le même début de match, entrer sans calculer l'adversaire, imposer notre jeu et notre rythme à nous. On peut jouer notre carte."
Ne pas se laisser impressionner par San Siro
F.A. : "C'est une ambiance un peu spéciale mais il n'y a pas de raison de s'y arrêter. San Siro fait partie des stades mythiques mais quand on est acteur direct, on ne peut pas être spectateur d'un match. Quand on a passé cinq minutes sur le terrain c'est déjà oublié. On n'a pas le temps de trop regarder."